Je reviens sur la proposition du nouveau président de déduire les intérêts des emprunts du revenu imposable.
Il faut analyser l’impact de cette mesure en regard de la formidable inflation de l’immobilier des années récentes qui est en elle même un des plus graves échecs de ses prédécesseurs.
Le marché immobilier est caractérisé par une insuffisance chronique de l’offre. Toute augmentation des capacités d’investissement des acquéreurs se traduit par une augmentation des prix. Ainsi la baisse des taux d’intérêts des prêts immobiliers depuis le début de la décennie à permis d’augmenter les montants et la durée des prêts, alimentant ainsi l’inflation.
On peut être certain que toute mesure visant à faciliter la demande aura exactement le même effet, y compris le projet visant à la déductibilité des intérêts de l’immobilier.
La seule politique envisageable consiste à agir sur l’offre. Celle-ci est contrainte par la capacité insuffisante des entreprises du bâtiment (avec l’absence de concurrence sur les prix qui en découle) et par la politique malthusienne des collectivités en matière de permis de construire. La première contrainte appelle une politique libérale en matière d’emploi de main-d’œuvre et de sous-traitance étrangère, la seconde une action autoritaire de l’état, chaque fois que les communes sont défaillantes.
NB : On emploie généralement le terme pudique de hausse de la valeur à la place de celui d’inflation pour l’immobilier. Dans la mesure ou les biens concernés, leur environnement, l’usage qui en est fait reste inchangé, la valeur de ces biens est évidemment inchangée.
Cette inflation se retrouvera un jour dans les loyers et sera supportée par les locataires. Elle se traduit par un enrichissement des propriétaires fonciers, des professionnels du bâtiment et de l’immobilier et des propriétaires bailleurs aux dépens des locataires. Elle est neutre pour les propriétaires occupants.














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