Je vis depuis 8 annees en Angleterre et je travaille en tant que lecturer dans un département scientifique d’une université anglaise.
J’apprécie grandement les “anglais” ou les britanniques en regle générale, pour leur ouverture désprit, leur pragmatisme et bien sur puisque je travaille chez eux.
Il y a a mon avis beaucoup a apprendre de la societé anglaise et je pense que Nicolas Sarkozy et son équipe vont grandement s’inspirer de la politique de Tony Blair qui est finalement dans dans la lignee de Mme Thatcher.
Pourtant en matiere déducation, l’Angleterre est un fiasco.
J’ai enseigné’ en France et en Angleterre et j’ai ete choqué par l’extreme faiblesse des etudiants en Angleterre par comparaison aux etudiants francais.
Ce constat, je ne suis pas le seul à l’avoir fait. La majorité de mes collegues de travail ne sont pas britanniques et partagent mon point de vue.
Ce fait est tres inquiétant pour la societé elle-meme.
L’Angleterre n’a pas les moyens ou la volonté de former ses scientifiques ou ses techniciens.
La raison de cet etat de fait?
La pression financiere sur les universités.
L’éleve represente une source de revenu, il est donc consideré comme client. Il serait naif, voir malhonnete et cynique, de penser que cette situation puisse mener a une quelconque amelioration de la qualite de l’enseignement prodigué.
C’est bien tout le contraire!
Vivant la situation de l’interieur, je peux brievement l’expliquer.
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De fait , il est virtuellement impossible de ne pas donner un diplome a un client.
Les eleves — ou clients — sont deresponsabilisés, considerant souvent l’enseignant responsable en cas déchec.
Les universités concourrent pour s’approprier les etudiants et cette competition sur le marche de l’étudiant est rude.
Par exemple les medias classent les universités en fonction des notes delivrées en fin détude. Les eleves vont donc choisir les etablissements delivrant le plus de 2.1 ou 1, sesames sur le marché de lémploi.
Ces classesments sont regardés “leagues tables”
Les niveaux d’entrées sont bas , le A-level anglais est une supercherie, mais puisque l’éleve est un revenu.
Les universite’s anglaises sont dirigées par des academiques mais leur metier n’est ni la recherche, ni l’enseigement, mais la gestion financiere de l’établissement.














On est d’accord. C’est l’Etat qui doit garantir l’excellence universitaire.
L’éducation ne saurait être une marchandise. Les capitalistes ne savent pas faire fructifier ce genre de bien.
C’est pourquoi il faut être vigilants à ce que la réforme d’autonomisation des universités ne devienne pas une privatisation de l’enseignement supérieur.
Elle doit permettre aux universités de choisir ses programmes en fonction des évolutions de la société sans passer par une administration lourde et lente.
Benoît
4 June 2007