Il fut un temps, un nouveau mot, ma foi court et pourtant porteur d’espoir apparût dans le langage de nos ancêtres : DEMOCRATIE.
Offerte à “tout” le peuple (uniquement aux citoyens), elle instaurait un régime unique en son genre, exemplaire à son époque et encore enseigné de nos jours. Cependant, je me demande si le sens de la véritable démocratie est resté ou a disparu de nos idéaux, s’adaptant ainsi à la société au gré du temps. Force est de constater que cette démocratie idéalisée, prise comme modèle aux quatre coins du monde oublie quelques acteurs mais aussi son sens principal = le débat.
Pourtant base de la société, base qui se consolide avec autonomie au fur et à mesure du temps, la jeunesse ne s’implique dans le monde vital que très tard, aux prémices de la maturité parentale. Je suis contre tout type de fonctionnement excluant l’acteur principal d’une société, victime ou bénéficiaire des actions antérieures de ces prédecesseurs. Donner la parole aux jeunes, c’est avancer, mais surtout les faire avancer. Un constat se doit d’être dressé: l’éducation nationale joue avec le feu depuis des années. En effet, aucun personnage politique n’ose la réformer, n’ose même l’approcher, de peur de perdre sa place. Résultat : les enseignants ont pris le pouvoir, ne veulent rien changer hormis aux diminutions de leur temps de travail, aux augmentations de leur salaire. Pis encore! Ils n’hésitent pas à venir se lamenter au seuil du ministère qui leur est dû quand ils constatent que la déliquance augmente, leur sécurité diminue et qu’ils “s’étonnent” de voir les résultats chuter. Hypocrise à la française, admirateurs secrets de St Luc et de son “fils prodigue”, l’enseignement français ne reflète que les lacunes d’une démocratie en quête inexorable de futur, d’avenir.
Comment voulez-vous réformer l’éducation sans donner la parole aux jeunes? Comment voulez-vous favoriser les surdoués tout en diminuant la délinquance avec cette certaine “grandiloquence” des syndicats enseignants protégeant encore une fois ses propres intérêts face à l’intérêt général. Notons que ces syndicats “politisés” parviennent à des accords dits “secrets” avec leur parti (rarement au pouvoir je vous l’accorde) le PS (cf Michel Rocard et l’augmentation des salaires de ceux-ci, par simple peur de “révolution” à la française).
L’école c’est un lieu de culture, de rassemblement, de fondation d’avenir, de destin bref un lieu de vie. Mais c’est surtout un lieu de rêves, d’espoirs en un avenir prospère. Comment un Etat peut-il rechigner cette tâche devenue fardeau? Comment un Etat peut-il dépenser 2 fois moins que la plupart de ses concurrents en matière d’Education? Comment un Etat, qui a pourtant un nombre abusif de professeurs (beaucoup plus nombreux que la moyenne) et un patrimoine immobilier très alléchant, peut il se satisfaire de ses “mauvaises notes”?
Encadrer les jeunes c’est leur offrir une éducation généraliste mais pourtant personnalisée. Soutenir les jeunes c’est partager des moments supplémentaires avec eux afin qu’ils peaufinnent leurs devoirs tout en comprenant au mieux les diverses notions (après les cours avec le soutien scolaire). Evaluer les jeunes c’est les orienter vers leurs sujets de prédilections et éviter des dérives abusives (une évaluation à chaque fin de cycle pour connaître leurs compétences à passer à l’échellon supérieur me semble raisonnable). Inciter les jeunes au travail quotidien c’est leur apprendre déjà le monde qui les attend et développe ainsi leur esprit critique (en instaurant une dose de continu à chaque “épreuve”). Socialiser les jeunes c’est aussi les mettre au contact de personnes de même passions, de même cultures, de mêmes ambitions (supprimons ainsi cette carte scolaire bloquant l’accès au public de multiples jeunes). Enfin, aider les jeunes c’est les comprendre, les aider, mais aussi les entendre.
Offrez l’avenir à vos enfants, offrez leur ce qu’ils désirent, offrez leur ce qu’ils souhaitent, mais surtout offrez leur leurs rêves. Je suis pour une éducation nouvelle, non pas basée sur les méthodes, mais basée sur la culture et sur le futur homme. Cessons donc ces tergiversations, ces calembredaines et agissons. La fatalité ne doit pas faire partie de nos vocabulaires!
Grégoire, un jeune agacé d’être une victime, une proie de la société au lieu d’être un agent de la réussite futur de celle-ci.














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