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Dans la cité grecque, lieu où à l'origine, se réunit l'assemblée des citoyens, puis qui devient la place principale de la cité.

L’utopie est une réalité en Finlande.

L’enseignement à la carte dès l’entrée au lycée est une des principales explications du fonctionnement exemplaire de l’enseignement finlandais.

Ce libre choix proposé aux élèves est exactement aux antipodes de notre tronc commun hypertrophié, où, dans chaque cours, au nom de l’égalité des chances, trois élèves sur quatre sont condamnés à subir un enseignement qu’ils n’ont pas choisi.

On est encore également à l’opposé de la sordide solution de remplacement préconisée depuis quelques années, et qui consiste à envoyer dès l’âge de douze ans “certains” élèves vers une formation professionnelle étroite qui va les engager pour la vie.

En Finlande, à onze ans, l’élève choisit sa deuxième langue vivante, à 13 ans,il peut choisir 2 matières optionnelles. 6 l’année suivante, et 5 au dernier niveau de l’école obligatoire. Le choix peut être très varié: éducation physique, dessin, nouvelles technologies, musique, langues étrangères. ”

Au lycée, c’est à dire à partir de seize ans, “la classe n’existe plus”, autrement dit chaque élève choisit son enseignement à la carte ! En fonction du menu disponible à un moment donné, en fonction des disciplines, il se retrouve avec des élèves différents et de différents âges. “Sur les 3 ans du lycée, les élèves doivent suivre 75 cours. 45 sont obligatoires, les autres totalement optionnels.” Autrement dit, l’élève est maitre de ses choix pour 60% de l’enseignement qu’il reçoit.

Pour un présentation détaillée voir sur internet l’article: “robertfinlande”.

L’excellence des résultats scolaires des Finlandais est le résultat d’une évolution qui s’est faite dans ce sens depuis trente ans.

 Le contre-exemple français

En France, le changement s’est fait très tôt, mais en sens inverse !

L’enseignement à la carte existait jadis au niveau universitaire. A partir de la deuxième année de fac, les étudiants s’inscrivaient chaque année aux certificats de leur choix, dans l’ordre qui leur convenait.

1°) Cet enseignement à la carte a été supprimé à la rentrée 1967 par la réforme Fouchet.

SIX MOIS PLUS TARD, ON AVAIT L’EXPLOSION DE MAI 68 !

2°) Les liens de cause à effet entre ces deux faits réels, faits parfaitement connus par la génération du papy boom, n’ont jamais été analysés.

3°) Censure et chape de plomb pour éviter les bonnes explications

En cherchant sur internet les liens entre la réforme Fouchet et mai 68, on trouve péniblement:

. sur “erudit.org”:

“D’autre part, la mise en oeuvre des réformes Fouchet (du nom du ministre gaulliste de l’Intérieur), visant à rendre plus efficace le fonctionnement des universités françaises, a provoqué le refus de participer aux cours de la part d’un certain nombre d’étudiants nanterrois. Enfin, de ce mouvement contre les réformes Fouchet naît un petit groupe d’étudiants particulièrement actif et contestataire sur le plan politique, les « Enragés ». Selon eux, il faut s’attaquer à l’université comme telle, en tant qu’instrument de domination au service du gouvernement et du système capitaliste. Pour ce faire, les Enragés empêchaient la tenue des cours magistraux au nom de la révolution.”

Ici, aucune analyse critique des réformes Fouchet, on rapporte uniquement la bonne intention affichée.

. sur Wikipedia, on est encore plus laconique:

“Octobre 1967 : mise en place du deuxième cycle prévu par le plan Fouchet. Grande manifestation contre le plan Fouchet.”

Cet “oubli” trahit à coup sûr une terrible indigence de la réflexion et du débat en matière de pédagogie.

Censure, chape de plomb et désinformation sont la meilleurs garantie de pouvoir faire mousser indéfiniment la panoplie la plus diverse de toutes les réformes bidon imaginables.

ORTOGRAF-FR

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7 Commentaires à “L’enseignement à la carte en Finlande … et en France”

  1. Ortograf, cessez de squatter tous les espaces de discussion avec votre lobbying agressif.
    On voit que vous êtes sous l’influence de la publicité.
    Et lâchez mon fax!

    bob

  2. Réponse à bob

    C’est très ennuyeux pour vous, le discours dans le genre: “Tout va très bien, Madame la Marquise” avait jusqu’à présent un monopole intégral. Il ne l’a plus.

    Aux moments des catastrophes prévisibles comme les présidentielles de 2002, les héros de toutes nos débâcles en profitaient pour en remettre une couche.

    Il faut briser ce monopole des charlatans, et, croyez-moi, c’est très amusant.

    Voir par exemple le tract: “Attention! Dans la vieille bataille de l’orthographe, le ridicule change de camp!”

    ortograf-fr

  3. Je ne discute même pas vos arguments ou le fond de votre propos et ne le ferai pas tant que vous ne cesserez pas votre harcèlement sur internet, sur les télécopieurs dont vous obtenez les numéros je ne sais comment.

    Je viens de signaler vos agissements aux administrateurs de ce blog, en espérant qu’ils ne soient pas de votre espèce.

    A bon entendeur…

    a+

    bob

  4. Qu’est-ce que c’est, cette histoire de fax?

    La rediffusion spontanée des tracts et documents du mouvement Ortograf est totalement incontrôlable.

    Elle peut amuser beaucoup de monde grâce à un véritable comique de situation: notre orthographe en vigueur, que nous identifions traditionnellement au “bon usage”, est en elle-même complètement ridicule si on la considère d’un point de vue objectif et critique.

    Au niveau de l’échec scolaire et surtout du temps perdu, elle fait infiniment plus de dégâts que le prétendu “harcèlement” qui est censé vous faire tant souffrir.

    Selon vous, il est normal de faire échouer quelque 10% des élèves et de faire perdre trois années scolaires à chaque élève francophone, en lui apprenant l’art d’écrire ce qui ne se prononce pas et de prononcer ce qui ne s’écrit pas, et il est interdit d’en débattre!

    Essayez donc de critiquer nos arguments dans le détail! Le simple fait d’en parler ne peut que faire de la pub à nos thèses, parce qu’elles sont complètement étouffées par la censure.

    Votre dernière phrase est dans le style: “Je vais te dénoncer à la maitresse!”

    Vous pouvez certainement faire beaucoup mieux.

    ortograf-fr

  5. Monsieur ortograf-fr (si tel est votre nom…),

    Je dois dire que j’apprécie votre apport au débat sur l’éducation et l’ortographe. C’est un point de vue que je ne connaissais pas.
    Maintenant, je trouve inconvenant la façon dont vous avez de marteler votre message.
    En outre, vous ne semblez pas ouvert au dialogue puisque vous pensez détenir seul la vérité.

    Je pense par exemple que la langue française, quoique difficile, peut aider à former les esprits des élèves dans le bon sens. La simplification d’une langue peut être utile mais cela peut amener un déficit de réflexion ou je ne sais quoi d’autre. (je ne parle évidemment pas en tant qu’expert, vous l’aurez compris !)

    Pour faire court, il y a des problèmes (que vous mettez, au demeurant, parfaitement bien en lumière) et des solutions, mais tous les problèmes n’en sont pas forcément et toutes les solutions ne sont pas bonnes.

    Portez vous sur le terrain du dialogue plutôt que sur celui du combat aveugle (ou sourd comme vous préférez).

    Benoit

    Benoît

  6. Réponse à Benoît:

    Merci pour votre intérêt et pour vos questions. J’espère que la présente réponse vous conviendra.

    Il y a grosso modo deux sortes de tracts.

    1°) Ceux qui montrent concrètement comment la réforme peut se faire. Ils risquent peu de retenir l’attention du grand public, qui a mille autres soucis immédiats.

    C’est une première raison pour laquelle ils circulent peu.

    D’autre part, à la base de notre projet, nous proposons un enrichissement de l’alphabet, et les documents présentant les graphismes correspondants ne peuvent être transmis correctement qu’au format pdf.

    On peut tous les consulter sur le site alfograf.net, à la rubrique “Ecritures ORTOGRAF”, mais c’est une deuxième raison pour laquelle ils ne circulent guère.

    2°) Avec l’inertie des mentalités, le meilleur projet imaginable n’a aucune chance d’être pris en considération suffisamment pour pouvoir faire l’objet d’un débat sur son éventuelle adoption.

    Pour cette raison, on a développé parallèlement toute une panoplie de tracts courts et provocateurs, et je pense que c’est ces tracts-là que vous avez vus.

    Ils sont faits pour choquer et je comprends parfaitement vos remarques. Leurs principaux objectifs sont les suivants:

    1°) Rechercher la pub apportée par l’effet de scandale,

    2°) Montrer que, si l’orthographe s’impose pour des raisons pratiques, elle est cependant indéfendable au niveau de sa justification,

    3°) Eviter que, dans la perpective d’une réforme, n’importe qui se mette à écrire n’importe quoi,

    4°) Faire converger vers le même but les initiatives les plus diverses et montrer que la réforme finira forcément par s’imposer d’une manière ou d’une autre.

    Il n’est pas question pour nous d’imposer la réforme, mais une véritable réforme de l’orthographe est considérée comme étant à la fois nécessaire et impossible.

    Nous n’imposons pas notre projet, mais nous tenons absolument à faire constater, à travers l’étude de nos propositions, qu’une véritable réforme de l’orthographe est au contraire très facile si l’on optimise ledit projet.

    Vous dites que nous ne semblons pas ouverts au dialogue. Mais connaissez-vous une seule réforme concernant l’Education Nationale qui ait jamais fait l’objet d’un débat préalable?

    Au contraire, notre projet de réforme est historiquement le premier qui soit proposé dans le cadre du débat démocratique.

    S’il n’est pas bon, il ne passera pas. C’est le jeu. J’aimerais voir en parallèle des projets concurrents et crédibles, tant pour l’avenir de l’école que pour celui de la francophonie.

    Au plaisir de vous lire.

    Louis Rougnon Glasson

    ortograf-fr

  7. Le système éducatif français s’intéresse, je pense, aux autres configurations européennes. Cependant, il est vrai (ou faux), que d’après des études, les parents français sont très attachés à ce sytème que l’on a. J’espère retrouver mes sources un jour, je vous en ferais part.

    Le premier problème est la liberté et la qualité du savoir. Sans curiosité, les jeunes ne veulent pas apprendre ce savoir. Donc il faut l’animer.
    Le second problème (problème de fond) est l’ influence de chaque parcours d’études des individus sur leur positionnement social. C’est un sujet tabous. Les études ne sont pas un remède contre le chômage. Par contre, l’inverse non plus.

    arnaudevrard

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