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Dans la cité grecque, lieu où à l'origine, se réunit l'assemblée des citoyens, puis qui devient la place principale de la cité.

Bonjour,

Ce message est un peu long mais je n’ai pas pu faire plus court

Je suis enseignant dans l’hérault, et je me pose beaucoup de questions sur mon métier et l’ensemble du système éducatif.

Je suis parti d’une question : Comment faire en sorte dans ma classe de faire travailler les enfants comme moi je travaillais à leur âge ? De leur donner le goût de l’effort, de les faire bosser parce que je ne peux pas le faire à leur place.

Donc qu’est ce qui a changé par rapport à avant ?

 C’est simple

Je pars d’un questionnement avec mes élèves :

Etes vous obligés de venir à l’école ? tous me répondent oui, et tout le monde répondrait oui

Moi, je leur dis non, vous n’êtes pas obligés, c’est la scolarisation qui est obligatoire, et elle peut se faire à la maison

Alors, êtes vous obligés d’aller à l’école ? Non

Mais alors, qui vous oblige ? Ben nos parents.

Exactement !! on peut se poser la question pourquoi vous obligent-ils ? parce qu’ils travaillent, parce que c’est comme ça, parce qu’ils pensent que c’est bien pour nous etc.

La réponse est là, les enfants sont obligés d’aller à l’école, et ce sont les parents qui les obligent. Nous devons donc travailler dans nos classe avec des enfants qui doivent être “soumis” (je n’ai pas trouvé d’autre mot)

Avant c’était comme cela aussi MAIS

Il y avait plusieurs manières d’asseoir cette “soumission”, moyens contestables et que je ne regrette pas pour la plupart

Il y avait en ce qui concerne l’institution : les sanctions physiques et autres, il y avait la peur de redoubler, il y avait les notes, “soumission” basée sur la peur

En ce qui concerne l’enfant en dehors de l’institution, il était “soumis” par sa famille, probablement par la peur aussi, une autorité “naturelle” que beaucoup regrettent. Il y avait aussi le catéchisme et la religion qui assurait le reste.

Donc, les enfants étaient “soumis” de tous les côtés, et les maîtres pouvaient travailler dans le cadre de la classe

OR, aujourd’hui, il n’y a plus de redoublement, plus de notes, plus de sanctions physiques, plus de sanctions autres ou presque, l’autorité “naturelle” est de plus en plus fragile; tout ceci parce que les enfants n’ont plus peur et c’est tant mieux,

et pourtant les enseignants doivent travailler dans le même cadre que lorsque tout cela existait, dans les mêmes classes, avec casiment le même nombre d’élèves, avec les mêmes programmes etc.

Tout a évolué dans le sens que tous voulaient, il est clair que la pédagogie est meilleure qu’avant, la prise en compte des élèves est bien meilleure, tout est mieux mais cela ne fonctionne dans ce cadre là que si les enfants arrivent en classe correctement “soumis”.

Et ce tarvail revient uniquement au parents… Ils trouvent plusieurs manières plus ou moins saines de le faire, mais cela de me regarde pas, s’ils arrivent en étant correctement “soumis”, l’école en fera forcément qq chose de bien, mais le pré requis est là de toute manière.

Quelle solution reste-t-il ?

Réaliser que les enfants ont changé pour de multiples raison, c’est donc plus dur pour les parents et enseignants, réaliser que l’école a supprimé tous les moyens institutionnels de fonctionner dans son cadre actuel

Et donc changer le cadre actuel périmé de l’école, pour suivre l’évolution qu’elle a elle même engagé. Sans demander beaucoup plus aux parents. Je pense que sans tout révolutionner, cela peut passer par un taux d’encadrement qualifié vraiment vraiment supérieur, 10 enfants par classe pourquoi pas. Cela coûte cher mais au moins, la réussite possible de ce système ne passera pas par la peur.

Merci de m’avoir lu, j’enrage d’entendre les débats sur l’école qui tournent en rond parce que cette réflexion n’est pas admise. Et du coup, tous se renvoient la balle et cela n’avance pas. Cela étant mis à plat, nous pourrions construire ensemble, parents, enseignants, politiques, tous.

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2 Commentaires à “Pour comprendre la situation de l’école”

  1. Certes les enfants ont changés,mais que penser des parents?
    N’ont ils pas “démissionné” de leur role d’éducateurs privilégiés?
    Car ce sont bien eux les acteurs primaires de l’éducation!!!

    Les enfants ne viennent pas par gout à l’école!
    Oui et non.
    Au départ il y a certes une contrainte!
    La peur de l’inconnu la peur du groupe . C’est peut etre la qu’il faut agir. Transformer:
    La peur de l’inconnu en joie de la decouverte.
    La peur du groupe en joie de la création de nouveaux copains .
    Ce n’est pas facile mais c’est réalisable.
    Et puis l’effort consenti mérite récompense.

    Savoir récompenser l’effort!

    Travaille t on pour la gloire? le salaire les promotions les “félicitations” la note pédagogique ne sont elles pas des récompenses?
    On oublie trop souvent que la récompense est la reconnaissance de l’effort la valorisation du travail réalisé! Pourquoi le bannir du vocabulaire pédagogique comme on a banni certaines remarques sur le livret scolaire…
    Je m’arrete la, ce serait trop long.
    Bon courage à l’auteur du blog
    Votre métier est le plus beau du monde!
    Un ancien

    JP BRETIN

  2. L’idee de recompenser les eleves ne vaut que si elle s’exerce de facon homogene sur tous les eleves. Certes on ne peut pas tous etre recompenses pour les memes choses. Mais recompenser un eleve en particulier entraine un desequilibre. Une telle pratique ferait que la notion de “merite”, si chere a notre president, regnerait et avec elle l’idee que l’on pourrait ne pas meriter.
    Tout enfant a des qualites qui doivent etre reconnues par l’enseignant. Elles peuvent etre de nature intellectuelle mais aussi (et surtout) sociale. Un eleve qui, par son comportement envers ses camarades, apporte l’unite au groupe au lieu de la division doit etre reconnu et montre en exemple.
    C’est par l’abandon d’une vision elitiste de l’ecole que nous ferons revenir chez les enfants l’envie de venir apprendre.

    mogettes_man

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