L’Europe est un vaste marché ultra-libéral pire que les USA, la Chine et d’autres puissances. L’Europe telle qu’elle est actuellement va vers la désindustrialisation, vers la fuite de sa technologie, de ses cerveaux et au final vers la migration de ses techniciens et autres vers la Chine , les USA etc…
L’Europe va vers le sous développement.
L’Euro est une bonne idée mais le non contrôle de la banque européenne est une mauvaise idée.
Une défense regroupement les armée nationales ou la création d’une force européenne est une bonne idée mais l’OTAN est une mauvaise idée ou du moins une idée plus d’actualité.
La liberté de circulation est des biens est une bonne idée mais la non protection efficace du marché intérieur européenne (affaire des textiles et autres) est une mauvaise idée. Ainsi que la concurrence déloyale entre les pays de l’union pour cause de fiscalité trop différentes et non juste.
On nous parle de culture européenne. Qu’elle culture? Sans langue porteuse une véritable culture n’existe pas. Une langue est un lien.
Allons nous continuer à accueillir des pays dans l’Union sans nous poser la question des droits de l’homme, de la laÏcité, de l’intégration de ces pays dans l’Union?
L’Europe à telle une vocation à s’étendre au monde entier?
Bref avec CETTE (telle qu’elle est actuellement et telle que veulent en faire certains) Europe nous allons droit dans le mur.
Geoffroy ( http://societelibre.ifrance.com )














“(…)droit dans le mur”, le mur de la honte?.
L’Europe est une première dans le monde. Jamais dans l’histoire une telle expérience de mise en commun des ressources ( du moins au début), d’union des peuples ( mais autour de leurs seigneurs/dirigeants)n’a eu lieu. Les empires du passé ont toujours été crées par la conquête militaire ou les mariages forcés ( union de la Bretagne à la France).
Alors, si l’Europe tâtonne tant, il faut lui pardonner, être patient. Il n’y a pas de précédent, donc pas de comparaison possible. Il faut tout inventer. L’originalité est une nécessité.
Beaucoup sont scandalisés de la lenteur européenne,de la complexité de ses processus et de l’opacité qui en résulte, de son inefficacité apparente. C’est surtout un travers très français. Car, chez nous, depuis des siècles, on ne conçoit la puissance publique que sous la forme d’un état fort, centralisé, omniprésent, régnant tutélairement sur l’économie et la société. Mais cette vision qui est la notre est minoritaire dans l’Europe des 27.
On ne peut pas “faire l’Europe” tout seul ou en imposant un point de vue non partagé, ce qui est une attitude impérialiste. La culture du compromis est vitale à plusieurs, même si c’est une notion qui nous est totalement étrangère, à nous français.
M. Sarkozy , si impatient sit il ( en paroles), il devra composer.
Quant à revenir sur l’indépendance de la banque européenne, ce sera très difficile car nous sommes les seuls à avoir une telle conception d’ingérance du politique dans l’économico/financier.
Oui, il faut plus d’Europe, oui, l’UE n’avance pas assez vite. Mais encore faut il savoir ne pas bruler les étapes nécessaires. C’est dans les esprits qu’il faut faire avancer l’Europe. En en parlant encore et toujours.
Car le drame français c’est que beaucoup veulent l’Europe…à la française. Tout ou rien. Par trois fois déjà, la France “européenne” a bloqué des processus esentiels au devenir européen. En 1954, en rejetant au parlement le projet de communauté européenne de défense (CED), pourtant initié par elle, la France a anéanti le rêve d’union politico/militaire qui à l’époque de la guerre froide aurait pu donner à l’Europe l’indépendance et les moyens de sa défense. Myopie et incohérence. En 1963, en pratiquant la politique de la chaise vide( fâcheux précédent) à une époque pourtant favorable à l’approfondissement institutionnel ( l’Angleterre n’y siégeait pas encore…), le général de gaulle a privilégié les politiques bilatérales traditionnelles ( la politique interétatique) au détriment de l’union (Choix myope et désastreux car l’histoire “ne repasse pas les plats”). En 2005 enfin,alors qu’elle est à l’origine du projet de “constitution”, la France rejette par référendum le texte du traité, lequel prévoyait des avancées sur des points essentiels pour l’avenir et alors même que ce traité a été depuis approuvé par 18 pays sur 27. Aveuglement et arrogance.
Ayons donc l’honneté de reconnaître nos responsabilité et cessons de donner des leçons d’Europe à des peuples qui ne nous demandent rien. Pas facile de trouver un rythme commun, qui est malheureusement souvent celui du plus lent.
Le “mur”? il est dans les têtes. C’est celui que s’imaginent tant de français. Il est le produit de leur illusion collective.Il faut plutôt retrousser ses manches et convaincre…plutôt que de toujours vouloir imposer.
albert.feude
23 May 2007