Parmi les associations d’idées, d’analyses, de comparaisons, voire de sanctions ou d’admonestations, il en est une qui me fait toujours sourire ; j’ai nommé le mérite.
Nous savons tous que les lois de la nature (code génétique, métabolisme, physiologie, mnémotique, créativité…) restent aussi diverses que variées et entraînent de fantastiques injustices de capacités, et donc de faisabilités, chez les humains. A ce titre, je pense, lorsqu’il ne s’agit pas de déification, que la starisation qui conduit une population terrestre à se prosterner dans une délirante admiration. Même s’il paraît normal et mérité de reconnaître les talents de certains individus dans tous les domaines possibles, la marchandisation et l’idôlatrie qui en procède pose la question de l’égalité de chacun des individus au sein d’une communauté.
Quelque soit le sujet traité, c’est la foire aux superlatifs, l’ataraxie idéelle, ce bonheur épicurien dont les médias et l’ensemble des classes dirigeantes se font l’écho. Et le troupeau de décérébrés de suivre. Doit-on pour autant se satisfaire de vivre une existence larvaire, médiocre, aussi vulgaire que populaire ? C’est selon l’idiosyncrasie et les potentialités de chacun d’entre-nous. Cette question pose le problème de fond. Les sousdoués (plusieurs millions) n’infligent-ils pas une insulte au reste de l’entité hominienne ? Ne gènent-ils pas ?
“Les hommes ; des insectes se dévorant les uns les autres sur un tout petit atome de boue“, disait Voltaire dans Zadic.














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